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Ancien de l’Agence britannique de l’environnement, Ronan Palmer est actuellement en charge du programme de recherche sur les énergies propres pour le think-tank britannique E3G.
De plus en plus de gens demandent que cette crise économique soit l’occasion d’accélérer la transition écologique via le Green Deal européen. Les Etats membres et la Commission suivront-ils cette voie ?
Je ne vois pas la situation actuelle dramatique comme une opportunité. Mais il s’avère qu’en Europe, nous étions déjà en train de nous lancer sur la trajectoire vers zéro émission nette de gaz à effet de serre pour 2050. Il ne faut pas qu’on l’oublie avec cette crise. Il n’y a rien qui justifie d’abandonner cet objectif de long terme.
Actuellement, le Parlement européen reste engagé pour cela. La Commission est, elle, plus coincée. Leur plan de Green Deal et la transformation à la fois économique, écologique et sociale qu’il prévoit est vraiment louable. J’espère qu’ils ne vont pas l’affaiblir ou le mettre de côté. Mais ce sont les Etats membres qui m’inquiètent le plus. On voit déjà les gouvernements polonais et tchèques essayer de détourner l’agenda politique. Dans les prochains moins, beaucoup de pays de l’UE auront à reconstruire leur système de santé. Ces investissements ne sont pas contradictoires avec ceux en faveur du Green Deal.
Aux Etats-Unis, certains élus républicains ont reproché aux démocrates de vouloir intégrer des impératifs environnementaux dans le plan de relance annoncé. Doit-on s’attendre à de telles réactions en Europe ?
C’est possible. Mais la situation politique américaine est différente de celle en Europe. Outre-Atlantique, les républicains veulent soutenir les structures économiques et les démocrates les piliers sociaux. Dans l’UE, plusieurs pays, comme la France, l’Allemagne et le Danemark, ont déjà annoncé des me




