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Critique

Deux pas de deux de Duras

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Théâtre. Didier Bezace avec «le Square» et Luc Martin Meyer avec «la Musica Deuxième» éclairent étrangement l'univers de M.D.

Publié le 23/01/2004 à 22h15

Marguerite Duras est morte le 3 mars 1996. Huit ans après, ou presque, comment se porte-t-elle en scène ? Deux de ses pièces sont remontées au théâtre aujourd'hui. La première est une oeuvre de jeunesse. Le Square date de 1955. La seconde, la Musica Deuxième, a été mise en scène par l'auteur trente ans plus tard, avec Miou-Miou et Sami Frey. Dans les deux cas, il s'agit d'une histoire de couple. Ils se rencontrent dans un square. Ils se quittent à Evreux. Bien sûr, ce n'est pas le même couple. Ou peut-être que si.

A fleur de peau. D'abord il y a Elle et Lui. Ensuite, Elle s'appelle Anne-Marie Roche et Lui s'appelle Michel Nollet. Ce ne sont pas non plus les mêmes comédiens. Clotilde Mollet et Hervé Pierre sont les acteurs du Square mis en scène par Didier Bezace. Luc Martin Meyer monte la Musica Deuxième, qu'il interprète en compagnie d'Ethel Houbiers. S'aimeront-ils ? Regretteront-ils leur divorce ? Peu importent les réponses. D'emblée, on comprend que les personnages se trouvent au-delà de ces questions. Où sont-ils alors ? Au bord des lèvres, à bout de nerfs, à fleur de peau. Autant dire qu'ils s'en remettent à la discrétion de leurs interprètes.

Chacune des pièces vaut, bien sûr, par elle-même. Mais les voir l'une après l'autre éclaire d'un étrange rayon l'univers durassien. Dans le Square, Elle est bonne à tout faire tandis que Lui est un voyageur de commerce à la petite semaine. Or la pièce se déploie dans une atmosphère bourgeoise. Dans la Musica Deuxiè

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