On se souviendra du nom. Il se décline comme un rébus. Mon premier est la génétique. Mon second, la géographie. Mon tout s'appelle Genographic, le très ambitieux projet de recherches lancé le 13 avril dernier à Washington par la National Geographic Society (propriétaire du célèbre mensuel) et IBM avec le soutien d'une association américaine, la Waitt Family Foundation. Le projet Genographic promet de mettre «plus de 40 millions de dollars» sur cinq ans à la disposition de recherches sur les origines de l'homme moderne, Homo sapiens sapiens. Il sera piloté par le généticien américain Spencer Wells, «en résidence» au National Geographic avec le titre d'«explorateur».
Un titre sur mesure puisqu'il s'agit bien d'une exploration, dans l'espace et le temps. Genographic prévoit de collecter l'ADN de 100 000 personnes appartenant aux «populations indigènes» les plus isolées de la planète. Objectif : établir, grâce à l'analyse de ces ADN, la généalogie des populations humaines et la carte de leurs migrations depuis les origines. «L'ADN de chacun d'entre nous est porteur d'une histoire partagée par tous, explique Spencer Wells. Au fil des cinq prochaines années, nous déchiffrerons cette histoire.» Ted Waitt, fondateur de la Waitt Family Foundation, précise l'esprit de l'aventure : «Plus nous améliorons notre connaissance de l'origine commune et du voyage de l'humanité, plus nous pouvons nous considérer comme des membres de la même famille.»
Un nouveau filon
Humaniste, le projet Genographic sera d'abord




