Valérie Lemercier revient en scène sept ans après son précédent spectacle aux Folies Bergère. Un retour au Palace, à Paris, avant d’entamer une tournée à partie de début mars.
Pourquoi s’est-il écoulé autant de temps depuis le spectacle aux Folies Bergère ?
C'est la première fois que je reste sept ans sans monter sur scène. C'est essentiellement parce que j'ai fait beaucoup de cinéma pendant cette période, comme actrice ou comme réalisatrice avec Palais royal.
Vous avez écrit ce spectacle en peu de temps…
Je suis incapable de préparer longtemps à l’avance. Sans doute comme vous quand vous faîtes le journal. Et puis la réaction du public lors des premières représentations modifie la perception des choses. Par exemple le sketch de la vieille France, j’ai eu envie de le retirer, et puis finalement je l’ai remis. Ou alors celui de la fille du psychanalyste que j’ai déplacé alors qu’il ouvrait le spectacle. Il ne marchait pas alors que, maintenant, en troisième ou quatrième position, il fonctionne bien.
Les personnages sont-ils tous nouveaux ?
Certains sont revenus. Par exemple, Zaïa, la fille qui n’aime plus son mari, était déjà aux Folies Bergère. D’autres ont évolué, comme l’étudiante qui est devenue la voisine équitable.
D’où viennent vos idées ?
Ces personnages existent. Marie-Aude, la chargée de production qui est en prison en Egypte avec Georges Moustaki, c'est une femme que j'ai rencontrée aux Césars où elle travaillait avec Renaud Le Van Kim. Elle fait partie de ces gens qui font des tas de choses en même temps, sans problème. Elle a trois enfants, elle est enceinte, elle bosse, et tout marche bien. C'est grâce à Benjamin Guedj, avec qui j'écris des textes




