Menu
Libération
Critique

Pérégrinations au firmament dans le 93

Réservé aux abonnés

Danse. Les Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis ont mêlé diversité et qualité.

Publié le 05/06/2009 à 6h52, mis à jour le 05/06/2009 à 6h52

Des salles confortables de la MC93 de Bobigny à l’un des plus petits théâtres de France, le Colombier à Bagnolet, les Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis sont aussi complexes que le territoire qu’elles occupent pendant un mois. Les lieux et publics sont multiples comme les compagnies invitées par Anita Mathieu. Le lien ? La possibilité d’un parcours du 93 mais aussi des formes actuelles.

Les chorégraphes peuvent désorienter, mais surtout, lors de cette édition, s'engager tous dans cette «constellation consternée» dont parle Thomas Lebrun. Réenchanter le monde avec le son rock d'une guitare électrique (Christophe Fiat), faire péter un vrai concert de qualité et de mauvais goût (Neuer Tanz), brouiller les identités jusqu'à la disparition du repérable avec deux hommes cagoulés, ou plutôt encapuchonnés (Ioannis Mandafounis et Fabrice Mazliah). Ou encore, fondre le corps dans un espace plastique pour de nouveau en donner une mesure (Cindy Van Acker).

En un mois, ces Rencontres réunissent ces étoiles d'aujourd'hui qui en ont usurpé le titre aux ballets classiques, et qui en sont d'ailleurs plus que dignes. Ainsi les interprètes de la Compagnie Illico de Thomas Lebrun. Celui-là que l'on ne voit que sous l'angle large d'un danseur dodu et donc forcément rigolard (il en fait un spectacle, Itinéraire d'un danseur grassouillet), rompt ici avec sa propre image.

Héroïne. En mettant en scène et en danse ses propres étoiles, qui ne font pas que s

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique