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Critique

«L’émotion vient de la diction»

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Festival. Gérard Depardieu, à l’affiche à Montpellier, détaille sa passion de la musique.

Publié le 18/07/2009 à 6h52, mis à jour le 18/07/2009 à 6h52

Ouvert le 13 juillet, le Festival de Montpellier affiche 180 manifestations classiques, lyriques, jazz et électro, dont les rituelles «découvertes» de René Koering. Ce dimanche, deux résurrections. Celle des Trois discours politiques pour baryton, chœur d'hommes et orchestre, composés en 1946 par Manfred Gurlitt sur des poèmes de Büchner consacrés à Saint-Just, Robespierre et Danton, puis celle de la Haine, composée en 1874 par Offenbach sur un texte de Victorien Sardou, mais qui n'eut pas le succès de leur Roi Carotte, féérie cosignée deux ans plus tôt à la Gaîté Parisienne. Passé vingt-sept représentations dont le faste visuel impressionna, entre autres, Mallarmé, cette Haine évoquant les guerres de religion dans la Sienne de 1369, fut retirée de l'affiche et plus jamais donnée depuis.

Patricienne. A Montpellier, ni décors, ni costumes, mais un casting de choc. Gérard Depardieu est Orso, chef brutal des Guelfes occupant le Palais Saraceni. Dörte Lyssewski, comédienne révélée par Stein, Grüber et Bondy, joue Umberta, dont Orso a tué le fils et qui est la nourrice de Cordelia Saraceni, patricienne gibeline violée par Orso et interprétée par Fanny Ardant. Enfin, en récitante, Farida Khelfa, qui fut mannequin et muse de Goude, Gaultier et Alaïa.

Le couple de la Femme d'à côté de Truffaut est rodé à l'exercice. Ardant a joué Callas au théâtre et au cinéma, mis en scène un opéra au Châtelet et participé à la Médée

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