Si vous appelez le bureau de Bob Wilson à New York, on vous dira qu'il est en répétitions à la Scala de Milan pour l'Orfeo de Monteverdi dont la première est ce samedi. Il n'était pas moins présent mardi soir à la première parisienne de l'Opéra de quat' sous, son dernier spectacle avec le Berliner Ensemble, créé l'an dernier. Dans quelques jours, le Quartett de Heiner Müller, dévoilé en 2007 à l'Odéon avec Isabelle Huppert, sera donné au festival de Porto Alegre et à São Paulo au Brésil avant la Brooklyn Academy of Music en novembre. Parallèlement, Bob Wilson, se rendra à Taipei, Manchester, Madrid et Weimar pour initier de nouvelles productions, se produira en tant qu'acteur dans la Dernière Bande de Beckett au Luxembourg, à Naples et à Ferrare, et effectuera un premier travail d'atelier sur l'opéra Katia Kabanowa de Janacek à Prague.
Autant dire qu’à 68 ans, l’artiste texan turbine toujours à plein régime : à chaque seconde, dans une dizaine de points du globe, des gens travaillent avec lui ou ses collaborateurs, jouent dans l’une de ses productions, visitent une exposition de son travail de plasticien,…
Pendant ses vingt-quatre heures parisiennes, Bob Wilson aura revu ses amis. De Jack Lang, qui le révéla au festival de Nancy avec le Regard du sourd en 1971, à Pierre Bergé, qui aida à financer la venue en France de son chef-d'œuvre Einstein on the Beach en 1977, en passant par le ministre de la Culture en exerci




