Nerouane est un enfant très bonhomme. Il se prête volontiers à tous les exercices dictés dans la bonne humeur par la danseuse et chorégraphe Gaëlle Bourges. Il est sur tous les fronts et excelle dans la relaxation, pas si facile chez les gamins de 12 ans, souvent crispés. Il fait partie de la classe de cinquième du collège Gabriel-Péri d’Aubervilliers qui, durant toute l’année, va suivre des ateliers sur la danse et le regard impulsés par les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis.
Travail de fond. Ce festival, qui se déroule habituellement en mai (1) dans une quinzaine de structures du département, est devenu un rendez-vous immanquable. Pilotées par Anita Mathieu, les Rencontres ont toujours conservé leur principe de départ, la défense et la promotion de la danse contemporaine, tout en sachant s'ouvrir à d'autres formes, comme le hip-hop, la danse africaine ou le flamenco. Donner accès aux porteurs de projets et à la danse de création avec un accompagnement pédagogique : tels sont les objectifs de la manifestation déployée sur les territoires les plus divers du 9-3.
Mais derrière ce point fort de lisibilité qu’est le festival, un travail de fond s’opère tout au long de l’année avec les publics, qu’il s’agisse de scolaires ou non. Encadrés par deux responsables on ne peut plus motivés, Virginie Buronfosse et François Lorin, qui font le lien entre le contenu du festival et le travail sur le terrain, les ateliers dans lesquels intervienn




