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Critique

Agnès Sourdillon, corps à l’ouvrage

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Danse. Rêverie et monde du travail au menu de Sujets à vif.

Publié le 09/07/2010 à 0h00

Les rendez-vous de la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) s’associent chaque année à des grandes manifestations pour risquer des rencontres entre auteurs de différentes disciplines et utiliser astucieusement l’argent de la copie privée. Un quart de cette manne (2,57 millions d’euros) est alloué aux actions culturelles - création, diffusion et formation. Ainsi, le jardin de la Vierge du lycée Saint-Joseph accueille jusqu’au 25 juillet huit spectacles réunis dans les Sujets à vif. Le public est fidèle à cette manifestation, laboratoire où les formes ne sont pas forcément abouties (parfois, cela peut même être fort ennuyeux). Hier matin, avec la joie d’échapper au brouhaha ambiant, on s’est campé sur le petit gradin du jardin qui a perdu son arbre que l’on aimait tant. Odeurs de savon de Marseille, de déodorant et d’eaux de fraîcheur. C’est là que l’on découvre une des liaisons dangereuses du premier programme. La comédienne Agnès Sourdillon (élève de Vitez, qui travaille notamment avec Charles Torjdman) a passé commande à l’auteur Arno Bertina.

Le texte, qui aime la digression, passe sans problème d’un récit à une autre, d’un personnage à l’autre, de la chronique sociale à une rêverie hors du temps. Cela commence par un point d’interrogation. Isis s’est donné la mort dans son entreprise et Agnès Sourdillon, a priori une lèche-cul, se voit chargée par la direction de prononcer le discours de funérailles. Dans son costume clownesque, elle s’avance sur scène, pr

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