Qu'ils soient maire de Paris (Bertrand Delanoë), anciens ministres (Renaud Donnedieu de Vabres, Jacques Toubon, Christine Albanel, Catherine Tasca) ou en exercice (Roselyne Bachelot, Valérie Pécresse, Luc Chatel et Frédéric Mitterrand), les politiques, fidèles à la tradition, se sont succédé ces derniers jours au théâtre de l'Archevêché. En cette 63e édition du festival d'Aix-en-Provence, l'événement était néanmoins ailleurs : au Grand Théâtre de Provence où Kazushi Ono et William Kentridge signaient une production choc du Nez(Libération du 16 juillet) de Chostakovitch, et au Grand Saint-Jean où les jeunes solistes de l'Académie européenne de musique, créée par le festival en 1998, livraient un Acis et Galatée pas moins réjouissant.
Guêpe. Tiré du livret XIII des Métamorphoses d'Ovide, qui inspira une «pastorale héroïque» à Lully, un tableau à Poussin et la sculpture en marbre d'Auguste Ottin ornant la fontaine Médicis du jardin du Luxembourg à Paris, l'«opéra pastoral» Acis et Galatée concentre en quatre-vingt-dix minutes le génie musical et lyrique de Haendel. Rappelons l'argument : fils de Pan et de Symaethis, Acis était, selon la mythologie grecque, un jeune berger de Sicile. Née de l'union du dieu marin Nérée et de l'océanide Doris, Galatée était une nymphe «plus blanche que la feuille du troène», dotée d'une taille «plus élancée que l'aulne» et d'un «sein» ayant




