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Interview

Philippe Quesne mot à mot

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Pour sa nouvelle création, le metteur en scène affabule et imagine un centre d’art en plein milieu d’un marais. Il nous dévoile sa boîte à outils.

Publié le 04/07/2013 à 19h06

Pour fêter les dix ans de sa compagnie, Philippe Quesne plonge ses compagnons de route du Vivarium Studio dans un nouveau biotope : un marais sur lequel est construit un centre d’art, le Swamp Club. Histoire d’observer à la loupe comment nos spécimens vont se dépatouiller dans cette nouvelle situation farfelue.

Plasticien et scénographe avant de passer à la mise en scène, Quesne fabrique un théâtre éprouvette au climat particulier qu’on a plaisir à retrouver de pièce en pièce, ouvrant un espace vaste et stimulant où rêver. Un théâtre qui crée du merveilleux avec du presque rien, où le désenchantement ne résiste pas à la poésie et l’humour. Conversation à bâtons rompus avec le metteur en scène.

Club

«Le mot club m'évoque la complémentarité. Dans le Club des cinq, leur confiance vient du mélange de personnalités, et du chien, qui amène la part animale. Il y a aussi l'idée de vivre des aventures et d'oser les résoudre, ne pas être effrayé à la moindre maison hantée. On retrouve cet étrange assemblage dans Star Wars, avec ce naïf de Skywalker, le baroudeur Han Solo, la figure du père Obi-Wan, Chewbacca et un robot pourri. Je suis également fan des sept mercenaires, tous animés par des motifs différents, qui se trouvent un engagement commun. J'aime aussi le côté dérisoire du club, parce qu'il y a un club pour tout. Quant au titre, Swamp Club, je suis allé en vacances en Grèce dans un endroit appelé Hook Club perdu sur un caillou, avec un bar improbable au bout

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