Trop de sport ou trop peu, c'est affaire de coeur
Lyon de notre correspondant Six cents congressistes se sont rassemblés ce week-end à Lyon pour les journées médicales «Coeur et sport 1994». Le sport protège-t-il de l'accident coronarien? se sont demandé les médecins en s'appuyant sur le cas des sportifs de haut niveau victimes d'un accident cardiaque en plein effort.
«Cinq à sept millions de Français sont hypertendus. Pour 80% d'entre eux, l'hypertension artérielle est dite légère», estime le Dr Pierre Dumoulin. Une statistique prudente car, d'emblée, le congrès a pris acte de l'absence de données fiables sur la surveillance de la pression artérielle des Français. Signalé avec force par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le risque majeur tient en un mot: la sédentarisation. Quand elle se traduit par moins d'une heure d'activité physique comme chez la moitié des Américains, elle constitue un facteur de risque aussi important que l'hypertension artérielle, l'hypercholestérolémie et le tabagisme. «Oui, l'entraînement physique protège contre l'apparition d'une pathologie cardio-vasculaire», conclut le Pr François Delahaye. Pour preuve, selon lui: «La mort subite paraît moins fréquente chez les sujets ayant une activité physique régulière que chez les sédentaires faisant un effort violent.»
Peut-on mesurer l'effet de l'exercice sur les hypertendus sédentaires? Le Dr Alain Froment cite neuf études ayant permis d'observer, de 1966 à 1992, le comportement de 245 sédentaires




