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Les récrés perchées des écoliers nîmois

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Publié le 16/01/1995 à 0h14

Les récrés perchées des écoliers nîmois

Depuis septembre 1991, fonctionne en plein centre de Nîmes une école d'un autre type. Une école avec la cour de récré... sur le toit. Presque 1.000 mètres carrés pour un terrain de jeu inhabituel, en plein ciel, d'où l'on embrasse d'un seul coup d'oeil les tuiles roses de la vieille ville. L'école de la Placette a fait l'objet d'un concours public, lancé par la municipalité en 1988. Dans leur projet, Jérôme Brunet et Eric Saunier, les lauréats, ont conservé l'ancienne école Jules-Ferry existante, à laquelle ils ont accolé un deuxième bâtiment parallèle, moderne, qui reprend exactement le gabarit long et étroit du premier. Avec une cantine au rez-de-chaussée, sept classes de maternelle aux premier et deuxième étages, dix classes de primaire au troisième, l'école accueille chaque jour près de 500 enfants.

De tous les candidats, Jérôme Brunet et Eric Saunier ont été les seuls à proposer une grande cour sur l'ensemble de la toiture. Environ 60 mètres de long sur 20 mètres de large, culminant à quinze mètres de haut, elle est divisée en deux parties: l'une en plein air sur l'ancien bâtiment, l'autre, sur le nouveau, couverte d'une toile tendue. En guise de jonction, une verrière éclaire les couloirs du troisième étage. Un air méditerranéen Pourquoi une cour sur le toit? «D'abord à cause d'un problème contextuel, explique Jérôme Brunet. Il nous fallait construire trois écoles en une (deux maternelles et une primaire), sur un terrain exigu en

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