Ira-t-on bientôt jusqu'à construire sur les toits? Surfaces rarement exploitées, les toits de nos villes et, plus précisément, les toitures-terrasses des immeubles pourraient bientôt trouver preneurs. Ces parcelles lumineuses, éloignées des bruits et de la pollution, sont l'objet d'un enjeu économique, doublé d'un enjeu architectural. Car les prix du terrain en ville invitent aujourd'hui les architectes à réfléchir sur ces hectares inutilisés, en plein ciel et en plein centre. Ecoles, cantines, bibliothèques ou crèches commencent à investir ce «nouveau sol» en devenir. Les toits, souvent délaissés, sauf par les techniciens d'entretien, étaient ces dernières années surtout peuplés d'objets encombrants: tuyaux en tout genre (ventilation, désenfumage, cheminées...), antennes et paraboles, machineries d'ascenseurs ou autres nacelles de nettoyage. «Les terrasses étaient devenues de grands locaux techniques à ciel ouvert», observait, amer, l'architecte François Leclercq lors d'une conférence consacrée le mois dernier aux toits de Paris, au pavillon de l'Arsenal.
Restituer un sol artificiel Désormais et bien au-delà de ce qu'évoquait Leclercq, l'idée simple et généreuse, naïve peut-être, de «restituer aux habitants un sol artificiel en échange du sol naturel occupé par chaque immeuble» la question se pose de l'utilisation future de ce gisement foncier. Ainsi, à côté de la recherche habituelle sur le thème du «comment finir un bâtiment, comment va-t-




