Menu
Libération

Revue de presse : la chambre à coucher

Réservé aux abonnés

Publié le 17/01/1995 à 0h14

Victime de l'intimité, la chambre est peu présente dans les

magazines. On préfère mettre l'accent sur une thématique qui cerne les objets. Comme ces lits énumérés en chapelet élégant ou bien la décoration d'une baignoire qui semble posée comme un bibelot dans la chambre (The World of Interiors). Le salon reste l'espace privilégié du reportage, avec une poussée de fièvre sur les cuisines «à vivre». Exception faite des lits comportant un baldaquin étonnant ou les ameublements associant la chambre à un salon miniature (comme cet immense salon dans un reportage à Majorque où le lit semble là par inadvertance). La chambre «polyvalente»

-espace à lire, écrire, téléphoner, discuter, manger, s'habiller, se pomponner ou rêver- se retrouve un peu de la même façon dans la scénographie de l'exposition du musée des Arts décoratifs et dans les revues spécialisées (1). La chambre est rarement proposée en une, avec cet écart pour une pop-star «en retraite» à Miami, titrée: In bed with Madonna (généreuse moustiquaire baldaquinée et gros fauteuils salonnards). Même effet de «salon», mais cette fois exprimé par une couleur (violette) et une texture (le velours tapissé), sinon les objets précieux (peinture, collection de céramiques) chez le décorateur prodige Martin Bass à Londres. Dans le dernier Elle Decoration anglais, on trouve un pendant (très interprété) à la chambre seigneuriale du XVe siècle de l'exposition. Sous le label «nouveau gothique» , deux «originaux jouent l'ameublement fantaisi

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique