La société Jean-Claude Decaux est plus qu'une simple entreprise de
mobilier urbain, même si dans ce domaine Decaux est le premier en France et en Europe. En 1992, son chiffre d'affaires atteignait 2,5 milliards de francs hors taxes.
Le créateur de l'Abribus Mais Decaux est aussi un phénomène incontournable de l'urbanisme contemporain. En 1964, il invente l'Abribus qui propage le concept de privatisation d'un espace public dont il assure la maintenance grâce à la contrepartie de la publicité. Au début, les élus sont réticents mais aujourd'hui l' «Abribus» représente 80% des abris français. Decaux est présent dans 600 villes de France, 200 d'Europe. Il emploie 3.500 salariés. Pendant longtemps, la société a dû faire face aux attaques des architectes urbanistes qui l'accusaient de défigurer le paysage des villes par la prolifération des célèbres «sucettes» et autres panneaux maison. Aussi, à la fin des années 80, suivant l'exemple de certains maires avides de créations nouvelles, Decaux fait travailler Philippe Starck, Foster, Wilmotte, Oscar Tusquets. En 1992, il s'adresse à de plus jeunes designers: Sylvain Dubuisson, Martin Szekely. Ceux-ci sont tenus de composer une gamme de produits coordonnés, de respecter les contraintes de chaque élément du mobilier, de prendre en compte les questions de maintenance. Les concepteurs cèdent leurs droits patrimoniaux à la société.
Produits standard En dépit de ces améliorations, l'omniprésence de Decaux pose le problème de la délégation d




