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Meubles de rue, styles de ville

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Publié le 06/02/1995 à 1h26

Avec ses Abribus, Sanisette, «sucettes» et autres supports

publicitaires, la société Decaux domine toujours le marché du mobilier urbain. Mais de plus en plus, à Nîmes, Paris ou Lyon, les cités sollicitent architectes ou designers pour peaufiner leur look.

Le règne du bel ordonnancement propre au mobilier urbain du XIXe siècle n'est-il qu'un lointain souvenir? Avec l'installation d'un millier de nouveaux Abribus signés par le fameux architecte anglais Norman Foster, la Ville de Paris reprendrait-elle la tradition? L'intérêt pour le mobilier urbain, en tout cas, est une préoccupation montante. A Paris et ailleurs. Mais dans la capitale, peut-être plus qu'ailleurs, le mobilier urbain a été par le passé le fruit d'un soin tout particulier. Les travaux de Rambuteau et Haussmann (assisté par Alphand) ont créé une véritable identité de la ville, dans le dessin des corbeilles, kiosques, bancs, candélabres ou sorties de métro. Une vraie science de la rue, passablement défaite au fil des années.

Une esthétique internationale Les Abribus Foster participeront donc de l'identité visuelle de la capitale. Ce mobilier répond toutefois à d'autres exigences que les créations du XIXe. Cet élément au design contemporain très sobre brille surtout par son aspect minimaliste. Montants tubulaires de la toiture et du caisson d'affichage, acier galvanisé, verres Sécurit, peinture polyester cuite au four. Il se caractérise plus par ses qualités fonctionnelles que par sa plus-value esthétique ou culturel

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