«Connaissez-vous l'état actuel de la pollution dans votre ville?» A
cette question, tous les maires répondent oui, déclinant aussitôt fièrement le doux nom du réseau de surveillance qui officie dans leur «propre» ville: Loirestu'Air à Nantes, Airmaix à Marseille ou Airparif à Paris. Si tous ont déjà entrepris, ou mis en projet, des solutions pour réduire la pollution automobile dans leur cité, la plupart n'avancent pour l'instant qu'à petits pas. Seule Strasbourg semble s'être attaquée véritablement à la racine du problème: stopper la progression du nombre de véhicules. Dans la capitale alsacienne, c'est tout le problème de la circulation qui a été chamboulé afin d'établir un plan, certes draconien, mais qui fonctionne. Depuis février 1992, le trafic au coeur de la ville est passé de 50.000 à 11.000 véhicules/jour.
De son côté, Paris joue un jeu dangereux. D'une main, elle laisse entrer en son sein l'énorme circulation de la région parisienne. De l'autre, elle mise sur une gestion en amont du trafic, en cherchant à diminuer les encombrements. Résultat: selon la Direction de la protection de l'environnement, «la régulation de plus de 100 carrefours a permis une réduction de plus de 30% du nombre d'arrêts dans le centre de la capitale, permettant ainsi de réduire les émissions de polluants automobiles». Mais elle a mis en place une politique de parkings souterrains intra-muros qui, loin de l'éloigner, incite en fait le particulier à utiliser sa voiture individuelle.
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