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«L'architecture peut être le collage des goûts des habitants»

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Publié le 14/02/1995 à 1h11

«L'architecture peut être le collage des goûts des habitants»

Le groupe Site, né de l'utopie révolutionnaire des années 60, s'est spécialisé dans les projets les plus étonnants et, contre toute attente, nombreux ont été réalisés. Au début des années 80, Site proposait le HOH, le Highrise of Homes. Il s'agissait d'un «Immeuble-villas» le plus évolutif possible, où chacun des habitants pouvait composer son propre habitat, réduire ou agrandir la parcelle ou la surface au gré de ses besoins et de ses audaces. Des maisons superposées formant un grand ensemble. L'occupant imaginatif définissait le style architectural, moderne, passéiste ou vernaculaire, de la fermette au pavillon en passant par le blockhaus puriste ou l'atelier d'artiste. Le projet date de 1982. Treize ans plus tard, faut-il vraiment le ranger dans l'armoire nostalgique des songes? C'est la question posée à James Wines, vétéran et «président» du groupe Site à New York.

Aujourd'hui, votre projet plane-t-il toujours sur le petit nuage de l'utopie?

La question est de savoir si le projet est toujours valable. Apparemment, il ya eu une assez déplorable version de notre HLM en Amérique du Sud, parce qu'elle était trop contrôlée par les architectes. Par contre, notre projet a eu quelques versions savoureuses à Hong-kong et à Singapour. Une sorte «d'architecture hors la loi». Pendant la nuit, les résidants de ces HLM oppressants, imposées par les normes des gouvernements, ont décidé de trancher les murs en démolissant leur

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