Pour propulser un parfum moderne sur un marché encombré, le groupe
de cosmétiques Marignan ressort des cartons les parfums d'Orsay. La marque, créée en 1830, avait été célèbre dans l'entre-deux-guerres, mais était en déshérence depuis les années 80. Loin des références orientalisantes ou des appellations en forme d'initiales high-tech, les responsables du groupe Marignan misent sur un produit unisexe, assez discret pour n'être qu'une eau de toilette et fleurant le classicisme français de bon ton. «Nous n'avons pas voulu jouer sur le côté nostalgique du nom du chevalier d'Orsay. Nous pensons que les femmes en ont assez d'être sollicitées pour des produits aux noms tapageurs et à la composition souvent peu élégante. En clair, nous avons voulu mettre en avant le côté "valeurs sûres" de la marque», explique Maud Félice, directrice de marketing du groupe Marignan. Le produit se prête volontiers à une certaine célébration du terroir puisque la base (le «fond» du parfum en assure la durabilité) des créations d'Orsay est, entre autres, la mousse de chêne. Ni rétro, ni fantaisie décadente, l'image donnée aux parfums d'Orsay est l'«éternité» .
Quatre réssuscités La nouvelle gamme reprend cette inspiration boisée dans ses quatre fleurons: Etiquette Bleue, Arôme 3, Chevalier d'Orsay et Tilleul. Manque à l'appel le fameux Dandy apparu en 1922 ou le venimeux Intoxication de 1942. Les collectionneurs déploreront les flacons d'origine signés Lalique ou Baccarat. Aujourd'hui, la ligne du cont




