Le 23 février 1990, Denis Benoliel était brûlé au troisième degré à la suite de l'explosion d'une bombe de Néocide fulgurant fabriquée par la société Reckitt et Colman. Le procès s'ouvre aujourd'hui au tribunal de Senlis (Oise). Cinq ans après, où en est la réglementation de l'usage des bombes aérosol?
Le 23 février 1990, Denis Benoliel, 30 ans, pulvérise à nouveau du Néocide fulgurant sur le sol de son salon pour tuer le restant des innombrables fourmis qu'il avait commencé à pulvériser la veille au soir. Il allume une cigarette en s'habillant, c'est l'explosion. Le jeune homme est projeté au plafond, brûlé à 80%, pour moitié au troisième degré. Il n'a plus de visage ni de mains. D'autres accident se sont produits ces dernières années, dûs à l'utilisation de bombes aérosol. En 1992, les services de la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) estimaient leur nombre à quatre ou cinq par an (sur 600.000 flacons vendus à l'époque). Des accidents moins dramatiques, mais qui mettent en cause l'usage dans les aérosols de gaz inflammables de type butane et propane, utilisés comme propulseurs en remplacement des CFC. Interdits depuis le 1er janvier 1995, on accuse ceux-ci de contribuer à la destruction de la couche d'ozone. Aujourd'hui, si «les cas d'accident grave sont rares», comme l'estime Régine Loosli, de la Commission de sécurité des consommateurs (CSC), c'est que la commission s'est battue avec le Conseil supérieur d'




