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Les citoyens lyonnais ont la plume salubre

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Publié le 25/02/1995 à 0h51

Les citoyens lyonnais ont la plume salubre

A Lyon comme ailleurs, l'expression de la démocratie locale se situe parfois au niveau des pâquerettes. «Monsieur le maire, vous m'avez envoyé une lettre me demandant de couper quelques branches de lilas qui dépassaient dans la rue. Pourtant cela sent bon. Je voudrais savoir si vous aimez la pourriture ou la beauté?» «Les gros chiens aux maîtres peu scrupuleux»

Cet habitant d'un quartier résidentiel de Lyon exprime une approche de la propreté urbaine semblable à celle d'une habitante d'une banlieue plus populaire. «Nous sommes confrontés à de véritables nuisances. Le nombre croissant de gros chiens, associé au comportement peu scrupuleux de leur maître, transforme nos trottoirs en crottoirs insalubres pour nos enfants. (...) Comment sensibiliser leurs propriétaires? (...) Il paraît opportun de noter la vitesse excessive de certains conducteurs étrangers au quartier. Nous comptons sur votre efficacité pour apporter des solutions à ces problèmes de tranquillité, salubrité et sécurité publiques, et ainsi maintenir notre qualité de vie.»

Ce type de prose arrive quotidiennement dans les mairies d'arrondissements, à l'hôtel de ville ou au siège de la communauté urbaine (regroupement de 52 communes). A raison de plusieurs milliers par an, ces doléances épistolaires reçoivent une réponse et sont toutes signalées à la direction de la propreté qui se fait fort d'intervenir en 24 heures dans 97% des cas, soit un total de 4.000 visites des servic

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