Stéphane et Stéphane se sont unis
En attendant la loi, une cérémonie symbole a eu lieu samedi.
L'Union civile de deux gays, c'était pour la première fois samedi à Paris, au Centre gai et lesbien, plein à craquer. Une «première» symbolique. En effet, le contrat d'union civile a du plomb dans l'aile. La loi imaginée en 1992 pour conférer aux couples non mariés, homosexuels notamment, les mêmes droits et devoirs qu'aux couples mariés n'a jamais vu le jour (seules deux mesures, sur la couverture sociale et l'hébergement, avaient été votées en décembre 1992, à la fin de la session parlementaire). Ce qui n'empêche pas les homosexuels de la réclamer haut et fort, en profitant de la campagne présidentielle. Kitsch à souhait, la fête en l'honneur du couple, Stéphane Bruel et Stéphane Martinet, a démarré à 21 heures. Une «union civile» courte et simple, sans officiant, car le jeune couple «ne reconnaît d'autorité à personne qui interférerait dans leurs sentiments». Ni faux prêtre ni ersatz de maire, donc, mais une simple «déclaration d'amour et d'intention» entre «deux garçons qui s'adorent». Moment lyrique où les deux hommes se déclarèrent leur flamme sous une pluie de grains de riz, tandis que tout autour l'assemblée hésitait entre rires pouffés et larmes d'émotion.
Pour les deux Stéphane, cette cérémonie est clairement destinée à faire avancer la cause du contrat d'union civile, à«rappeler que les couples homosexuels sont dans une situation de non-droit». Martinet et Bruel, la tren




