Qu'il soit de jour ou de nuit, un train a une durée de vie d'environ
vingt-cinq à trente ans. Longévité de fossile, comparée aux huit ans d'une automobile moyenne. Les designers ferroviaires ne travaillent pas dans l'éphémère. Côté technique, les cerveaux SNCF cogitent déjà sur le «TGV nouvelle génération», dont la vitesse annoncée (350 km/h) nécessiterait un système de freinage proche de l'aéronautique. Mais les premiers résultats ne sont pas attendus avant 2002-2004. Quant à la forme des futurs trains, rentabilité et gabarit maximal ont dessiné une silhouette optimale: la voiture à double étage. Reste le confort, clef de voûte des recherches actuelles. Dessins de sièges, revêtements (sols, parois, plafond, sièges...), éclairage, couleurs, matériaux, baies anticlaustrophobie (comme sur l'Eurostar)... tels sont les détails qu'ils bousculent quotidiennement pour créer l'«espace sur rails de demain», «personnalisé» et adaptable à tous les passagers. Ainsi sera le train de l'an 2000. Et l'exercice n'est pas simple: il s'agit de retrouver, dans un même train, un espace où l'on se sente comme chez soi mais avec du monde autour. Fatalement, la réponse résidait dans la diversité des espaces proposés. En quinze ans d'activité «tégévéesque», on a vu ainsi apparaître une foultitude de nouveaux «lieux roulants» personnalisés: salon vidéo, espace-famille, nurserie, toilettes pour handicapés... Or, qui dit personnalisé, dit aussi «design spécifique en fonction du temps de parcours»,




