Menu
Libération

Papier peint : un art populaire, du Moyen Age à David Bowie

Réservé aux abonnés

Publié le 05/05/1995 à 5h16

Un art populaire, du Moyen Age à David Bowie

Le papier peint a passionné les surréalistes avant d'être «enterré» par Le Corbusier.

Emprunté à la Chine (comme le papier) et à l'Extrême-Orient à la fin du XIVe siècle, propagé par des missionnaires hollandais, commercialisé par la Compagnie des Indes, puis copié dans des ateliers anglais (le plus ancien exemplaire remonte à 1509 et fut mis au jour au Christ College de Cambridge), le papier peint, ornement par excellence des demeures modestes, garde jusqu'au XVIIIe siècle le statut d'art populaire. Au XVe siècle, ce souci de grande diffusion est favorisé par le travail des dominotiers qui reproduisent à moindre prix les tissus de brocard, les cuirs de Cordoue, les éléments architectoniques, les indiennes et les tapisseries. Figures dominotées et répertoires géométriques sont une constante que l'on retrouve jusqu'à l'intérieur des boîtes et coffrets.

C'est d'ailleurs dans un esprit de créations accessibles par le plus grand nombre que l'ex-star de rock décadent, David Bowie, marqué par les légendaires portraits de vaches de Warhol dans les années 70, vient de signer une collection de papier peint «British Conflicts» pour Laura Ashley. Présenté actuellement à la galerie Chertavian de Londres, ce papier représente des portraits du peintre viennois Lucian Freund ainsi qu'un minotaure, chastement émasculé pour cause de censure de bon goût. Héritier d'une tradition culturelle où les feuilles d'acanthe prospèrent sur le flocage des papier

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique