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Les architectes aux champs.

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Publié le 29/05/1995 à 4h40

Loin des pyramides et autre fondation prestigieuse, des bourgs de

province osent s'habiller chez les grands architectes. Sur les places de villages, l'architecture moderne a su se faire construire des monuments, dévoilant ses règles aux élus et aux habitants, peu versés dans l'art de la perspective. Audaces dans le Finistère, le Var ou en Moselle grâce à la détermination de maires volontaires.

L'architecture, la bonne, n'est pas seulement un plaisir de grandes villes. Il arrive que, sous la houlette d'un maire ouvert et d'un architecte opiniâtre, des bourgades s'offrent un bâtiment digne de ce nom. En témoigne le palmarès établi par d'A, le mensuel de l'Ordre des architectes, dans son numéro de fin d'année. Sous le titre: «Ce qu'il restera de 1994», entre la Fondation Cartier de Nouvel, le stade Charléty des Gaudin, à Paris, ou encore la gare de Lyon-Satolas de Santiago Calatrava, figurait un Petit Poucet: la mairie-médiathèque de Plourin-lès-Morlaix, dans le Finistère, oeuvre de Philippe Madec pour une commune bretonne de moins de 5.000 habitants (lire ci-contre). Un projet de poupée qui démontrait qu'une architecture contemporaine d'une étonnante modernité, à force de volonté et clairvoyance de quelques élus et moult pédagogie de la part de professionnels, pouvait aussi éclore là où on l'attendait le moins. Dans des sites hier encore dévolus à l'architecture-pastiche régionale. Désormais, ici et là, des exemples de qualité pointent le bout de leur nez. Il n'est pourtant pas

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