Quand des dizaines de milliers de gays et lesbiennes ont la fierté
pour mot d'ordre, plus qu'un pied de nez aux homophobes, que signifie ce terme pour eux? Réponses au pluriel. Jean-Marc, 31 ans: «Je ne suis pas fier, je n'ai aucune fierté à être homosexuel, c'est naturel; je suis quelqu'un de simple en robe violette.» Martine, 35 ans: «Les gens ne revendiquent pas assez leur homosexualité. Moi, je suis fière d'être homo, tout le temps et partout. Dès qu'on me pose la question, je dis que je suis lesbienne, je suis sincère. Sinon, j'ai l'impression de ne pas comprendre qui je suis. Essayez et vous verrez.» Philippe, 25 ans: «L'important, c'est la pluralité, la différence, pas l'indifférence, aujourd'hui, demain et toujours. Exprimer, collectivement, sa fierté est d'autant plus important que Chirac est passé. Aux homophobes, je dis "va chier", "tu chausses du 2".» Patrick, 30 ans: «C'est la première fois que je me sens lesbienne à part entière.» Robin, 31 ans: «Je suis fier parce que c'est le mot d'ordre de la manif et que c'est le seul mouvement social où on peut danser autant.» Isabelle, 26 ans: «Je me promène dans la rue histoire de savoir que je ne suis pas toute seule, et histoire de montrer aux autres gays qu'ils ne sont pas tous seuls.» Nathalie et Muriel, 30 ans: «Cette fête change des autres jours où on est invisibles. Dans la rue et ailleurs, nous ne nous cachons jamais, sauf au boulot.» Gaëlle, 22 ans: «Je parade parce qu'il y a trop de mépris de la part des h




