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SANTÉ. Les centres de transfusion sanguine de Paris n'ont que 24 heures de stock. Les donneurs de sang désertent la capitale

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Publié le 22/07/1995 à 6h51

«Si quelque chose de très, très grave survenait, nous aurions du mal

à faire face, avoue Lisette Hauser, médecin au centre de transfusion de l'hôpital Saint-Louis. Habituellement, nous tournons avec quatre à cinq jours de stock. Là, nous n'en avons que pour vingt-quatre heures d'avance.» Pour faire face à la pénurie actuelle de sang, un numéro vert a été mis en place, qui indique le centre de transfusion le plus proche de son domicile (1) afin d'encourager les dons. Déjà, début juillet, Strasbourg et Marseille avaient connu la même situation critique, qui s'était rétablie après un appel à la population. Aujourd'hui, c'est au tour de la capitale. «L'été, c'est toujours plus difficile car les donneurs sont partis en vacances, explique Lisette Hauser. Mais, c'est la première fois que nos réserves sont si minces.» Moins de donneurs" et des accidents qui se multiplient sur les routes avec les départs en vacances, ce qui nécessite encore plus de poches de sang que le reste de l'année. A l'Agence française du sang, on fait remarquer que les donneurs vieillissent. Après 65 ans, ils ne sont plus acceptés. Et la nouvelle génération hésite à tendre le bras. L'affaire du sang contaminé est restée dans les esprits, créant son lot de réticences. Certains, mal informés, craignent d'attraper des maladies lors de la piqûre. Et la question timide: «Vous n'utilisez les seringues qu'une fois?», revient de façon lancinante aux oreilles des infirmières.

Les centres, de plus en plus vigilants, s

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