Lundi, en Haute-Loire, une voiture en dépasse une autre et heurte le
camion qui arrive en face: deux morts. Ce même jour, en Gironde, quatre autres personnes tuées s'ajoutent à la longue liste des victimes de la route du grand week-end du 15 août. Selon la Sécurité routière, ce bilan devrait être semblable à celui de 1994, même si on n'a pu encore comptabiliser tous les accidents survenus sur les différents réseaux (nationales de campagne, en agglomération, autoroutes...). Une moyenne toujours supérieure à celle des pays européens les plus développés. Il est plus sûr de rouler sur les routes du Royaume-Uni, d'Allemagne, des Pays-Bas, du Danemark... qu'en France. Pourtant, depuis cinq ans, l'Hexagone a durci ses règles: port de la ceinture de sécurité pour les enfants à l'arrière, contrôle technique pour éliminer les vieilles carlingues douteuses, permis à points, baisse du seuil d'alcoolémie à 0,7 gramme par litre de sang (bientôt 0, 5)... et limitation de la vitesse en agglomération à 50 km/h, ce qui se rapproche de la moyenne européenne. Tous les pays européens appliquent cette limitation. Alors pourquoi ce retard français alors que les réglementations tendent à se ressembler? Question de comportement? Les Français seraient-ils moins respectueux des règles que les autres? Il est vrai que les six premiers mois de l'année ont été particulièrement meurtriers en France. Cent-huit morts de plus qu'en 1994. L'espoir d'une amnistie présidentielle a autorisé quelques-uns à press




