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Mode: le chemin vers la notoriété. Deux attachées de presse décrivent l'art de faire connaître les talents.

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Publié le 02/11/1995 à 10h42

Les stylistes confirmés, qui ont atteint le titre envié de

«créateurs», ont défilé en octobre au Carrousel du Louvre. Au prix d'un parcours du combattant exténuant, ils sont parvenus au stade ultime de la construction d'une marque et de son image: ils ont une équipe solide, des financiers, des diffuseurs, des boutiques, un service de presse intégré ou indépendant. Au premier rang de leurs défilés, ils ont placé les rédactrices de mode: pour qu'un style de vêtement soit connu, reconnu et vendu, il a besoin d'être porté une première fois, par une première femme, le mannequin photographié pour un magazine. Entre alors en scène l'attachée de presse, intermédiaire entre le styliste et la rédactrice. Dans son show-room, la journaliste de mode vient s'informer, découvrir un styliste et choisir les vêtements pour la photo. Le bureau de presse propulse ainsi les débutants ou les étrangers qui n'ont pas de boutique à Paris.

Dans les années 80, Michèle Montagne a joué ce rôle déterminant de go between entre une idée qui émerge et son rebond dans la presse spécialisée. Helmut Lang, Ann Demeulemeester, Martine Sitbon, Jean Colonna ou Costume national l'ont rencontrée à leurs débuts. Pionnière en la matière, elle reçoit depuis 1985 tous ceux qui viennent vers elle, sans a priori. Elle étudie une vingtaine de dossiers par an. «Je dois sentir une personnalité. Malheureusement, ces dossiers sont souvent des rééditions. Je vois maintenant des petites Ann, des petits Helmut, beaucoup de petits

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