Cédric Philibert est conseiller à l'Agence de l'environnement et de
la maîtrise de l'énergie (Ademe ) pour l'effet de serre. Il explique le rôle et les limites du pot catalytique dans la réduction de la pollution et son coût en consommation d'essence. Quand on évoque la pollution dans les villes, on oublie curieusement de pointer du doigt la consommation d'essence, de plus en plus forte, des véhicules. Pourquoi? Il n'y a pas un lien direct entre la consommation et la pollution. La pollution n'est pas une résultante fatale de la consommation d'énergie, sauf la pollution par le CO2, gaz à effet de serre. Pour les autres gaz, la pollution va beaucoup dépendre des conditions de combustion, et des dispositifs de traitement de fumées. Une voiture qui ne consomme pas beaucoup et qui n'a pas de système de traitement des gaz va polluer davantage qu'une voiture plus gourmande mais équipée d'un système de traitement.
Ce système de traitement, c'est le pot catalytique? Si on parle des voitures à essence, c'est-à-dire à moteur à allumage commandé, le pot catalytique est la seule technique disponible capable de réduire drastiquement les émissions de monoxyde de carbone, d'oxyde d'azote et d'hydrocarbure. Les pots catalytiques réduisent d'autant plus fortement la pollution que le moteur est chaud et la voiture lancée. Or, il y a beaucoup de petits trajets avec départ à froid. Au lieu de réduire la pollution de 90 à 95%, les pots ne la réduisent donc parfois que de 75%, mais c'est quand mê




