La belle aventure de ce Salon est la redécouverte du matériau
plastique, deuxième génération. Mais attention il a changé, ce n'est plus son ancêtre des années 60. Il gagne en suavité, dans la couleur et au toucher, et perd la rigidité et les colorations primaires de ses débuts à l'époque du préchoc pétrolier. On le trouve encore timidement sur certains stands d'art et d'essai, réintroduit à petite dose expérimentale. C'est une promesse qui, si elle tient la route, peut permettre de produire en grande quantité à moindre coût. C'est aussi une alternative au geste créateur, donnant ainsi une nouvelle chance au designer (et surtout à l'ingénieur) car sa principale vertu tient dans sa fabrication étonnamment flexible. Les objets sont moulés et donc les rêves formels les plus délurés ou inattendus peuvent s'y coller. Le plastique peut être d'un extrême minimalisme comme on l'a vu en 1994 avec l'exemple étonnant des caissons à roulettes en plastique translucide coloré de l'Italien Antonio Citterio, qui ont fait le tour du monde des applaudissements. Ce pari d'un nouvel essor plastifié, c'est celui que tient Chantal Hamaide, la commissaire de l'exposition «Plastiques domestiques» au Salon du meuble. On y trouve les trouvailles technologiques de ces cinq dernières années. On remarquera: des plantes sous perfusion logées dans une bande transparente, une chaise primitive aux coloris pointillistes faite à partir de récupération de bouteilles recyclées, un lampe phallique jaune (de Pille




