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Libération

2001, odyssée d'un designer. Plastique et grunge, Michael Young, 30 ans, assoit sa génération.

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Publié le 23/01/1996 à 23h37

En appelant son exposition «Mid 90's modern», Michael Young ne prend

pas de gants avec les flopées de designers-créateurs qui l'ont précédé. Lui, il est de son temps, de sa génération (30 ans), ce qui le met de plain-pied avec une «modernité» qu'il pense immédiate, drôle et spontanée. Il n'a aucune nostalgie ni aucun complexe vis-à-vis des glorieuses années 80, celles des jeunes ou vétérans du renouveau du design. Ligne de tir: on efface tout et on recommence. Chez lui, pas de «concept» élaboré, de discours savant, de proposition radicale. Une bonne paire de claques aux idées, et on n'en parle plus: «Je n'ai pas de philosophie ni de message, monsieur tout le monde n'a rien à faire d'une signification profonde.»

Cette désinvolture (et son allure baba grunge, jeans, baskets) fait de lui un rebelle, qu'on apparente plus au groupe Nirvana qu'à un concepteur de mobilier; c'est de cette façon qu'il est perçu chez lui, en Angleterre. Sa ligne de chance, il la doit à l'effervescence anglaise qui sait dynamiser les jeunes. Leurs écoles les désinhibent avant de les lâcher dans la nature, après les avoir habitués à regarder ailleurs, à s'intéresser aux multiples pôles d'attraction qui les environnent, art, mode, médias divers et surtout musique. Après la Kingston University (où il avait déjà le tag, l'étiquette rebelle), il a la bonne idée d'aller faire un tour chez Tom Dixon, ex-DJ réputé et l'un des premiers recycleurs et détourneurs de matériaux, maintenant en très bonne place au hi

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