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Sans phosphates, la lessive reste au topSelon les tests de «Que Choisir», préférer les produits polluants ne se justifie plus.

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Publié le 25/01/1996 à 23h30

Avec ou sans phosphates? Dans son numéro de février, à paraître

vendredi, la revue de l'Union fédérale des consommateurs Que Choisir entend mettre un terme une fois pour toute à la polémique: oui, les lessives «vertes», c'est-à-dire ne contenant pas cet adoucisseur polluant baptisé phosphate, lavent aussi bien, et même parfois mieux, que les lessives traditionnelles. Non seulement les performances sont égales, tests à l'appui (lire graphique ci-contre), et parfois moins chères à l'emploi ­ ce qui n'était pas le cas il y a une dizaine d'années lorsque les premières poudres lavantes sans phosphates sont apparues sur le marché ­, mais surtout, l'environnement y gagne en qualité. Aujourd'hui, Que Choisir est formel: puisqu'il n'y a plus de raison de préférer des produits polluants, les consommateurs doivent sans hésiter boycotter les phosphates.

En 1989, sur les panneaux publicitaires avaient fleuri des affiches peu agréables, où l'on voyait flotter des poissons morts. La multinationale française Rhône-Poulenc, second producteur mondial de phosphates, commençait à se sentir menacée par l'offensive de la firme allemande Henkel, qui poussait très fort sa lessive Le Chat sans phosphates avec des arguments écologiques bien sentis. La réponse de Rhône-Poulenc était alors: les substituts aux phosphates sont encore plus dangereux. En marge d'une bataille publicitaire qui a fini par se régler devant les tribunaux, Brice Lalonde, alors ministre de l'Environnement, commandait au professeur

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