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Fraîche comme la rose de la Cordillère des Andes. Cueillie à 3400 m d'altitude, la «Royal» n'est pas qu'exotique: sa sensualité résiste au temps.

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Publié le 29/01/1996 à 23h21

C'est une rose «exotique» toute nouvelle en France, venue de la

Cordillère des Andes, de l'Equateur et cultivée par un rosiériste de Miami, Royal Floral. Présentée au dernier salon Hortiflore, cette fleur rare distribuée par le grossiste Emko-Fleurs de Paris (1) arrive en ville.

Une rose joufflue comme un bébé, énorme et appétissante, sensuelle et généreuse qui sent à peine une petite trace de savon au-dessus de sa tige solide dressée comme un bâton, avec des épines triangulaires de la taille de l'ongle du petit doigt. Une force de la nature qui fait oublier la fragilité, la délicatesse compassée ou le manque d'imagination terrassant quand on choisit un bouquet de roses comme offrande obligée. Avec l'exotique Royal on craque, même si on n'est pas de ceux qui se jettent sur cette catégorie de fleurs rosées. Classée depuis toujours numéro un au hit-parade des ventes, et de loin, pour l'achat de fleurs coupées à la pièce, la rose obtient un sidérant 57,4%, alors que l'orchidée, numéro deux, piétine à 7,3%. On craque tout net, d'abord parce qu'on ne trouve pas en France de rose conséquente en plein hiver, ensuite parce que sa palette distribue avec opulence 140 coloris (en réalité, on importe 30 variétés et 12 atteindront nos vases).

Les plus étonnantes sont dans les tons safran dense, orange vif, orange tendre ou brique intense, du jamais vu. Il y a aussi la bicolore au ton bordeaux profond dont l'envers des pétales est blanc nacré. Une véritable aventure de cueillette. Chaque jo

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