Muriel de Curel, qui ouvre le parc de son château de Beauregard,dans
les Essones ,aujourd'hui et demain, veut simplifier la vie des jardiniers du dimanche. Elle va à l'essentiel en prenant comme thème vedette de ce printemps les vivaces à feuillage persistant. Soucieuse des migrations citadines vers la campagne et donc le jardinet, elle dira: «Le futur, c'est les plantes de jardins de curé, de jardins d'autrefois, simples et imprévisibles. Ce qui fait le succès des plantes vivaces, c'est qu'elles demandent un minimum d'entretien pour un jardin de week-end.» Les 120 exposants sophistiqués de cette fête réputée - qualifiée d'être «la plus authentique et bon enfant» - campent aux alentours rustiques et élégants des communs, du pigeonnier, du bassin et du potager classé. Ils ont essayé de traquer à petite dose l'animal vedette qui plaira au collectionneur ou simplement au jardinier du dimanche.
Qu'est-ce que c'est la vivace persistante? C'est deux en un, comme pour les shampoings. Un: la vivace c'est celle qui a décidé, avec un caractère de cochon, de ne pas mourir d'une année sur l'autre, c'est une guerrière qui gagne du terrain chaque saison. Contrairement aux belles évaporées qui paradent avec éclat et s'éteignent avec panache. C'est-à-dire les fleurs annuelles et bisannuelles ou les plantes vivaces frileuses et délicates qui décident qu'au-delà d'un site géographique, paradisiaque, elle renonceront à leur titre d'indéracinable et se feront hara-kiri. Deux: quand la vivace a d




