Ce n'est pas un break, ni une berline, c'est un Berlingo. Une drôle
d'auto, mi-camionnette, mi-monospace, qui débarque ces jours-ci dans les concessions Citroën. Des formes toutes rondes, de la place à revendre et des prix plutôt bas pour un véhicule qui se veut, selon ses géniteurs, le digne successeur de la 2 CV. Une ancêtre qui affichait ses prétentions dès 1948: «Une voiture conçue pour transporter quatre adultes et un sac de pommes de terre.»
De ce point de vue, Berlingo relève le défi, et bipèdes et féculents y tiendront à l'aise. Mais certains détails d'importance démarquent le nouveau véhicule de son aïeule et notamment son prix. La dernière «deuche», à la fin des années 80, s'arrachait à 33 000 F, alors que le Berlingo s'affiche à 82 800 F (tarif de base). En fait, la comparaison entre les deux modèles paraît quelque peu hardie. Le mythe de la voiture du peuple et de son tarif plancher ne renaît pas chez Citroën. Pour autant, il y a certaines similitudes entre le Berlingo fin de siècle et les autos du temps jadis, R4 fourgonnettes, estafettes et autres utilitaires détournées de leur utilisation première pour devenir des véhicules de loisirs. A la place du père de famille bricoleur qui transforme sa camionnette en grande routière familiale, c'est le constructeur lui-même qui se charge de la manoeuvre. Et le résultat est appréciable.
Cette auto d'une taille respectable (celle d'une ZX ou d'une Renault Mégane) est vraiment idéale pour une utilisation de loisirs. Le conduc




