C'est dur, le tennis. Tellement dur que les joueurs délaisseraient
les courts. Du moins, selon les chiffres de la Fédération française de tennis (FFT). De 1,6 million au début des années 90, le nombre de licenciés est tombé à moins de 1,2 million en juin 1996. Et pourtant, les amateurs existent. Les spécialistes en dénombrent entre 3 et 4 millions, chiffres fondés sur les ventes de raquettes et de balles. Y aurait-il donc des joueurs clandestins? Pas vraiment. Mais on voit de plus en plus de dissidents qui veulent taper librement dans la balle, quitte à faire quelques entorses aux règles édictées par la Fédération internationale .
Aujourd'hui, les puristes laissent de plus en plus souvent la place aux tennismen occasionnels. Refusant les entraînements intensifs, ces furtifs du dimanche préfèrent louer un court avec des copains, à l'heure (voire à la demi-heure) et à des tarifs variant entre 25 et 200 F selon que le terrain est couvert ou non, à Paris ou en province. «Les fabricants et nous-mêmes tentons de retenir ce nouveau type de joueurs avec un matériel plus simple d'usage», explique Guy Delivre, chef de marché tennis chez Décathlon. Grâce à des balles molles, beaucoup moins rapides que les anciennes, et à des raquettes plus grandes, les joueurs redécouvriraient le côté ludique du tennis.
Chaque mercredi soir, Guy et ses copains se retrouvent ainsi dans un court couvert du XVe arrondissement. «Nous sommes tous débutants, explique-t-il. Certains d'entre nous avaient une lic




