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Toyota Picnic, beaucoup plus mini que busUn joli aquarium roulant qui transporte six personnes... sans bagages.

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Publié le 03/10/1996 à 23h35

Trop haut pour la catégorie break, trop bas pour revendiquer le

statut de monospace, le Toyota Picnic est inclassable. Et ce manque d'étiquette arrange bien le constructeur nippon qui n'affronte aucune concurrence avec sa nouvelle voiture dévoilée au Mondial de l'automobile. Pourtant, cet isolement n'est pas forcément une garantie de succès.

Plus long qu'un monospace ordinaire, Picnic est également plus étroit, puisqu'il est dérivé de la berline Toyota Carina. Cette exiguïté gêne quelque peu la modularité intérieure. Six sièges garnissent l'habitacle sans qu'aucune banquette ne vienne entraver la circulation des passagers. C'est comme dans un bus, sauf que le déplacement du siège avant vers le hayon arrière exige des qualités de contorsionniste, et mieux vaut réserver l'exercice à des enfants de moins de 1, 40 m. Les trois séries de sièges sont d'un confort identique, mais la dernière rangée doit être occupée en priorité par des passagers à l'estomac bien accroché. La longueur de l'auto alliée à une route en lacets peut avoir un effet désastreux sur les pique-niques avalés quelques minutes avant de grimper en voiture. D'autant que le moteur 2 litres, plutôt vaillant, se révèle assez assourdissant dès que le régime approche des 4 000 tours/minute. Résultat: le conducteur risque de ne pas entendre les suppliques de ses passagers arrière. Coups d'oeil fréquents dans le rétro conseillés.

De toutes façons, avec six personnes à bord, la partie arrière réservée aux bagages permet t

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