Les inaugurations ne sont plus ce qu'elles étaient. Au traditionnel
découpage de ruban tricolore ont succédé l'arrivée en trombe dans une Peugeot 605 et la visite au pas de charge d'une vingtaine de stands. Hier matin, le Premier ministre était également le premier visiteur du Mondial de l'automobile, une bonne heure avant le public. Même sans discours pompeux, une arrivée matignonnesque sur un stand, ça se fête, et pour l'occasion, les PDG de différentes marques étaient personnellement chargés de faire l'article. Premier stand en vue: celui de Citroën où Jacques Calvet présente la Saxo électrique à un chef du gouvernement pressé. Xantia GPL, le PDG de PSA, ouvre fissa le coffre: «Voyez, la bonbonne de gaz ne prend pas toute la place.» Vite, vite, voilà les concepts-cars Berlingo. Changement de stand, et Calvet passe le relais au directeur général de Peugeot, Frédéric Saint-Geours. Une seule auto intéresse le Premier ministre: le coupé 406. Dommage, la jolie silhouette tournicote à deux mètres du sol. Tant pis, et direction Renault, où Louis Schweitzer piaffe pour présenter ses petits derniers à la cohorte officielle et aux dizaines de caméras et appareils photo qui la suivent. Lorsqu'Alain Juppé risque un pas dans l'habitacle de la nouvelle mouture de l'Espace, il découvre trois photographes dans le coffre. Sourires, photos. Place au nouveau monospace Scenic. «C'est rond», avance le Premier ministre, féru de design. Plus loin, il s'arrête devant le coupé Mégane. «C'est sa p




