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Libération

Un tour de manège au bois

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Publié le 07/10/1996 à 23h24

Pas facile d'essayer une voiture au Mondial. Aucun panneau n'indique

la marche à suivre. Du coup, il faut s'entraîner à répéter: «Pardon, mademoiselle, je voudrais essayer Megane Scenic.» A la longue, parfois, ça paie. Stanislas et son fils Antoine ont tenté leur chance auprès de trois hôtesses différentes du stand Renault avant d'être exaucés. Direction la sortie du salon où une navette ­ un Espace, bien sûr ­ les conduisent, lui et quelques autres élus, vers l'esplanade de Longchamp où s'alignent les engins. Pas de précipitation, il y a de la demande. Il faut d'abord patienter sous une tente où les prospectus permettent de jauger, avant l'essai, des qualités de la voiture. Après s'être imprégné de la courbe du régime-moteur et des charmes comparés du triangle de suspensions de type McPherson et des barres Thorsen ­ soit au bas mot une bonne demi-heure ­, Stanislas entend enfin l'appel du destin qui prend la forme d'un conseiller commercial se dirigeant droit sur lui. Ce n'est pas trop tôt, puisqu'Antoine, 6 ans, est en train d'achever de colorier et de modeler, façon art brut, tous les prospectus qui passent à sa portée. «Bonjour, enchanté, veuillez me suivre.»: les deux candidats à l'essai obtempèrent, subissent la visite guidée de l'auto sans protester, même si papa commence à connaître par coeur l'«exceptionnelle modularité» de Scenic après le speech prodigué par l'hôtesse sur le stand. Enfin, Stanislas attrape le saint-graal: la clé de contact. Un petit coup de démarr

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