Pas facile d'essayer une voiture au Mondial. Aucun panneau n'indique
la marche à suivre. Du coup, il faut s'entraîner à répéter: «Pardon, mademoiselle, je voudrais essayer Megane Scenic.» A la longue, parfois, ça paie. Stanislas et son fils Antoine ont tenté leur chance auprès de trois hôtesses différentes du stand Renault avant d'être exaucés. Direction la sortie du salon où une navette un Espace, bien sûr les conduisent, lui et quelques autres élus, vers l'esplanade de Longchamp où s'alignent les engins. Pas de précipitation, il y a de la demande. Il faut d'abord patienter sous une tente où les prospectus permettent de jauger, avant l'essai, des qualités de la voiture. Après s'être imprégné de la courbe du régime-moteur et des charmes comparés du triangle de suspensions de type McPherson et des barres Thorsen soit au bas mot une bonne demi-heure , Stanislas entend enfin l'appel du destin qui prend la forme d'un conseiller commercial se dirigeant droit sur lui. Ce n'est pas trop tôt, puisqu'Antoine, 6 ans, est en train d'achever de colorier et de modeler, façon art brut, tous les prospectus qui passent à sa portée. «Bonjour, enchanté, veuillez me suivre.»: les deux candidats à l'essai obtempèrent, subissent la visite guidée de l'auto sans protester, même si papa commence à connaître par coeur l'«exceptionnelle modularité» de Scenic après le speech prodigué par l'hôtesse sur le stand. Enfin, Stanislas attrape le saint-graal: la clé de contact. Un petit coup de démarr




