Certes, ils ne s'ennuyaient pas, les exposants du Mondial... Mais
quand même: le million de visiteurs promis par les organisateurs, la déferlante vers la porte de Versailles, ils l'attendaient depuis le jeudi du coup d'envoi. Elle a bien fini par avoir lieu mais avec trois jours de retard et, du coup, ce n'est que ce week-end que la plupart des adorateurs de pistons ont visité le plus gros garage de France. Encore que: Nathan, 5 ans, a surtout visité une forêt de jambes. Entre le métro, la queue à la billetterie et l'allée centrale, seul l'aspect du plafond a changé. «J'veux voir les Ferrari...», couine le pauvret. Pour apercevoir un bout de capot de la Maranello toute grise qui trône au milieu du stand, Alphonse, son grand-père, le prend sur les épaules. «On peut pas s'asseoir dedans?» Non, on peut pas, pas dans celle-là en tout cas. Et sur les autres stands, où les voitures sont ouvertes, c'est la crise du logement. Cinq chanceux sont installés dans et autour du coupé SLK chez Mercedes, cernés par des dizaines d'autres qui attendent leur tour plus ou moins calmement. Chez Citroën, l'espace est tellement envahi que les danseurs ont renoncé à donner leur petit spectacle autour de la Berlingo prise d'assaut. Le grand-père de Nathan voudrait voir l'exposition consacrée à James Bond, dans un hall qu'il imagine à l'écart de la foule. Pour y accéder, des kilomètres de tapis roulants. Et à la porte, horreur, les 5 000 m2 du hall 008 consacré à 007 sont tellementsaturés que les org




