C'est plié. Dix jours et un million de visiteurs après son
inauguration à toute pompe par un Juppé sans nouvelle juppette, le Mondial a fermé ses portes hier soir. L'heure est au bilan: sur les stands, on compte les bons de commande et les fiches de prise de contact tandis que, dans les étages, au commissariat général, on calcule le nombre de visiteurs. «La fréquentation est bonne, mais sans atteindre le record de 1992», précise Jean-Claude Nicolas, le porte-parole du comité des constructeurs. Mais si les 1, 11 millions de visiteurs d'il y a quatre ans ne sont pas tous revenus, la pagaille du dernier week-end avant la clôture n'a pas été évitée pour autant. Plus de 160 000 personnes se sont précipitées vers la Porte de Versailles samedi, bloquant tout le sud parisien. L'après-midi, les entrées du Hall 1, accès principal du salon, ont été bouclées pour cause de saturation. A l'intérieur, certains stands ont été obligés de faire patienter les visiteurs près d'une heure avant de les accueillir. «Rançon de la gloire», explique un responsable en regardant passer la énième syncope de la journée, encadrée par des infirmiers.
Pour les constructeurs, la gloire est toute relative. Certes, les visiteurs sont venus en masse reluquer les vraies ou fausses nouveautés, mais ont-ils signé des bons de commande? «Nous avons noué énormément de contacts utiles», répondent en choeur les constructeurs, façon de positiver avant un hiver qui risque d'être frisquet dans les concessions.
Ces fameux co




