France Télécom a beau pavoiser, le passage à la numérotation à dix
chiffres, vendredi dernier à 23 heures, ne s'est pas fait sans quelques couacs. Malgré l'intense battage médiatique qui a précédé et accompagné ce basculement, les abonnés ont eu du mal à suivre. Samedi matin, 50% des appels nationaux étaient encore composés à l'aide du 16. Pourtant, selon un sondage Ipsos-France Télécom réalisé ce jour-là, 90% des personnes interrogées estimaient que la nouvelle numérotation était «assez simple». De là à gommer les réflexes acquis depuis la dernière révolution téléphonique en 1985, il y a un fossé qui a été en partie comblé dans la journée de dimanche, où le nombre d'erreurs a chuté à moins de 8%.
En revanche, en ce qui concerne les appels locaux, pourtant fortement majoritaires, aucune statistique n'a pu être établie, pour la bonne raison que les abonnés pourront continuer à utiliser les anciens numéros à huit chiffres pendant encore deux mois. Responsables de ce retard à l'allumage: les appels automatiques, comme ceux dont disposent la plupart des ascenseurs, qu'il faudra conformer un à un.
Pour France Télécom, le vrai test n'avait pourtant pas lieu ce week-end, mais hier avec l'entrée en scène des entreprises. Avec 100 millions d'appel en deux jours, celles-ci allaient multiplier par deux les chiffres du week-end. Selon les premiers chiffres établis hier en fin d'après-midi par le Syndicat des installateurs en télécommunication (chargé de mettre les standards d'entreprise e




