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Permis réformé pour mauvaise conduiteDes experts vont plancher sur une nouvelle formation des automobilistes.

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Publié le 13/11/1996 à 1h38

«Il faut réformer la formation des conducteurs», déclare le ministre

des Transports Bernard Pons. Ainsi donc, débourser 6 000 F (en moyenne) pour une formation à peu près inexistante qui ne donne que le mode d'emploi d'une voiture et la manière de décrypter les panneaux de signalisation serait passé de mode? Les experts qui se réuniront dès demain pour soumettre, le 30 avril prochain, leurs propositions sur un permis de conduire rénové sont au moins d'accord sur une chose: les conducteurs frais émoulus qui viennent d'empocher leur carton rose ne savent pas conduire. Les assureurs le savent bien, qui appliquent une surprime à ces débutants.

Mais faut-il aller vers un permis plus sévère, comme celui appliqué à la moto? Ou vers une libéralisation totale, à l'américaine? Dans le premier cas, la formation alternée sur route ouverte et sur piste fermée, déjà pratiquée pour le permis deux-roues, revient à entériner les difficultés de circulation actuelle, un réseau routier en mauvais état et, surtout, à convenir d'une politique laxiste en matière de limitation de vitesse et autres répressions. Car ce choix fait du conducteur un pseudo-pilote qui risque de dépasser ses propres limites, mettant en danger les autres usagers. A l'inverse, aux Etats-Unis, le permis n'est qu'une formalité, mais la plupart des voitures ont une boîte de vitesse automatique, la vitesse est limitée à 110 km/h sur les principales autoroutes et gare aux contrevenants. La police, l'Education nationale, les auto-

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