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Cohiba Si

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Publié le 01/03/1997 à 0h02

Le cigare créé pour l'usage personnel de Fidel Castro a 30 ans.

Cohiba, l'enfant du «triomphe de la révolution», avec ses secrets de fabrication, reste la fierté de Cuba. La Havane l'a fêté vendredi soir.

Voyage au pays du «puro».

Amigo, puros, Cohiba?» Le touriste le mieux intentionné doit s'y faire: repéré dès sa sortie d'hôtel, autour duquel croisent les jineteros, les écuyers de la chasse au dollar, le voilà assailli par les chevau-légers de la débrouille: «Coche, paladar?» («Une voiture, un restaurant privé?») L'anglais est approximatif; le français parfois excellent: l'Alliance française ne désemplit pas. Le voyageur averti, et le lecteur désormais, sait qu'il faut repousser ces invites, d'un mot, d'un geste aimables: les boîtes bricolées n'offrent que du foin à fumer ­ tant pis pour les avares avides.

Cohiba, marque emblématique de Cuba. Elle a fêté, vendredi soir, au Tropicana, le cabaret kitschissime et à ciel ouvert de La Havane, son 30e anniversaire par un dîner hollywoodien, et avec Fidel Castro. Avec le «triomphe de la révolution», El Jefe voulait, en ordonnateur de la nouvelle «cubanité», abolir toute trace du passé, bordels, casinos et les" 940 marques de cigares existant en 1960 pour n'en créer qu'une: Siboney. Che Guevara l'en dissuada. Cohiba naîtra cependant de l'acharnement du Líder Maximo à imposer sa marque et à la faire téter par les señores imperialistas du monde entier et surtout par les Yanqís, malgré le blocus.

«Alors, vous en avez trouvé?» Ils se recon

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