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Libération

Autopsie d'un choc routier. Deux chercheurs, une psychologue et un technicien suivent le Samu.

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Publié le 27/06/1997 à 4h39

Salon, envoyé spécial

L'Alphapage sonne trois fois. Le signal. Celui qui jette sur les routes pompiers et policiers. «Un VL, 3 blessés sur A7, direction Marseille.» Le véhicule léger en question est une vieille camionnette coréenne, encastrée dans le rail de sécurité de l'autoroute, à une dizaine de kilomètres de Salon-de-Provence. Il est 20 heures. Pour Joël et Lydie, enquêteurs de l'Inrets (Institut national de recherches sur les transports et la sécurité), l'Alphapage a sonné aussi. Joël Magnin, c'est le spécialiste en mécanique, celui qui va scruter la route, les épaves, les débris, pour comprendre comment le matériel a subi le choc et l'a peut-être provoqué. Lydie Alberton, c'est la psychologue et, par ses premières paroles avec les victimes, elle va essayer de comprendre quelle a été la part humaine dans l'accident.

Ma cassette! Départ précipité. C'est leur cinquième intervention de la journée. «Il faut aller vite, explique Joël, sinon je risque de perdre de nombreux indices.» Les pompiers sont déjà sur place. «Il n'y a que deux blessés, on s'en occupe.» Des soins dans l'ambulance. Le troisième passager, indemne, erre autour de la voiture accidentée. L'accident s'est produit à pleine vitesse, le châssis est totalement déformé. L'homme tente de récupérer ses affaires, il cherche une cassette, celle qu'il écoutait en roulant. La bande magnétique a été projetée sur les voies où les voitures déboulent à plus de 140 km/h. Il s'avance pour aller chercher sa cassette, les polic

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