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Libération

De l'art de l'adresse

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Publié le 05/12/2003 à 2h12

Les machines à trier le courrier en ont marre de se planter. Elles supportent de moins en moins d'avoir à déchiffrer des adresses mal présentées. Et la Poste s'est lancée dans une vaste opération «formation du public». Le 8 décembre, 26 millions de plis remplis de conseils vont ainsi être distribués. On pouvait penser qu'à l'aube du XXIe siècle elle aurait eu des choses plus complexes à enseigner. Eh bien, on se trompait. Plus les machines sont sophistiquées, moins elles supportent de l'humain qu'il s'écarte des normes. Quand c'est le cas, elles font un blocage. Et renvoient le boulot aux postiers qui doivent se coltiner le déchiffrage de 20 % du volume total du courrier. Ça prend du temps, ça retarde l'acheminement, les gens se plaignent de la lenteur du courrier, et la Poste en a assez de prendre coup sur coût. «Le libellé d'une adresse est considéré comme correct quand il respecte un certain nombre de règles définies dans la norme Afnor de l'adresse (XP Z 10-011)», lit-on sur le site Internet de la Poste qui déploie une énergie de tous les diables sur cette question. Certes, il y a l'orthographe. Terrible, car elle peut entraîner une confusion possible entre deux localités. Ou les pattes de mouche illisibles. Mais c'est presque un détail au regard des autres bêtes noires de la machine. La première c'est «l'élément mal positionné», par exemple la résidence située après le nom de la voie, etc. La deuxième c'est «l'élément parasite». La machine à lecture optique déteste tout

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