Pas un mois sans qu'il n'en apparaisse des nouveaux. On fait des patchs pour tout, et bientôt, plus aucune zone du corps humain n'échappera à ces timbres adhésifs. Mais au petit jeu de la patchmania, il y a deux mondes bien distincts : celui des médicaments et celui de la beauté. Et les premiers n'ont surtout pas envie qu'on les mette dans le même sac.
Dans sa forme thérapeutique, le principe actif passe à travers la peau pour se diffuser dans le sang. Au terme «patch», un peu gadget, les spécialistes préfèrent d'ailleurs l'appellation «dispositif transdermique». Ses vertus sont identiques à celles du comprimé ou du suppositoire, mais la diffusion plus régulière permet parfois d'éviter plusieurs prises quotidiennes.
Dans ce registre, les plus célèbres sont le patch à la nicotine (pour aider au sevrage tabagique) et celui aux hormones de substitution (pour lutter contre les effets de la ménopause). Il y a aussi toute une série de «dispositifs transdermiques» destinés au traitement de l'hypertension artérielle, de la douleur, etc.
Dans sa version «beauté» et c'est la grande différence avec le précédent , le patch n'agit que sur la zone où il est appliqué. Ersatz de la crème de beauté ou du baume anticellulite, son expansion est sans limite, de l'anticerne à l'anti-peau brouillée. «Le marché n'est pas encore né en France, seuls les Américains ont acquis le réflexe du patch minceur», rappelle Bernard Nicollet, Pdg de UGI Ligne, une entreprise qui a fait des patchs son fonds de c




