La ruée vers l'or blanc pour les uns, un casse-tête pour les autres. Alors que les vacances scolaires commencent ce samedi pour la zone A, Bernard Toulemonde, inspecteur général de l'Education nationale, ancien responsable de la conception du calendrier scolaire, décrypte une spécialité typiquement française : le calendrier scolaire qui ne fait que des mécontents.
La France, championne d'Europe de l'année scolaire la plus courte... et des journées d'école les plus longues : c'est vrai ?
Oui. C'est un héritage de l'époque où la France respirait au rythme du calendrier de l'agriculture. Les vacances d'été, très longues aujourd'hui encore, duraient encore plus. En revanche, les fêtes religieuses comme la Toussaint ou Pâques n'offraient qu'un ou deux jours de congé. Plus vous avez de vacances, plus la journée scolaire se charge ; ce sont des vases communicants.
Quand les «petites vacances» se sont-elles allongées ?
Ce fut progressif. Les vacances d'hiver ont été créées sous la pression des industries de sports d'hiver. Les stations thermales ou maritimes ont aussi fait du lobbying. Mais les pressions sont également internes : les enseignants ont, par exemple, obtenu que la période des examens soit prise sur le temps scolaire, ce qui n'était pas le cas auparavant. Leur idée, c'est que leur temps de travail doit correspondre au temps d'étude des élèves. Tout cela se joue dans les années 60-70.
Et le poids de l'industrie du transport ?
Il joue dans deux registres. D'une part, celui de la




